18h30, salle Maxi, 30'

Si vous comptiez reproduire un Van Gogh, un Chagall ou autre Raphaël pour arrondir vos fins de mois, gare à vous, car la science peut aujourd’hui balayer d’un coup de pinceau les techniques et matières que vous ne sauriez voir ! Les méthodes d’imagerie scientifique, qui incluent la radiographie, la cartographie chimique et l’imagerie hyperspectrale, permettent de décrire les différentes étapes de réalisation d’une peinture et, in fine, de discriminer l’original d’une copie. C’est ce que détaillera Philippe Walter, directeur de recherche au CNRS et directeur du Laboratoire d’archéologie moléculaire et structurale (Sorbonne Université).

© Igor Miske

À propos de l'intervenant

Philippe Walter Philippe Walter est physico-chimiste spécialisé dans l'étude des matériaux du patrimoine culturel. Directeur de recherche au CNRS, il est ancien élève de l’Ecole Normale Supérieure de Lyon et docteur en Sciences de la Terre de l’Université Paul Sabatier de Toulouse. Il développe des instruments et méthodes analytiques adaptées à la caractérisation des matériaux archéologiques et artistiques et à l’étude de leurs propriétés afin de mieux comprendre les techniques mises en œuvre par les sociétés anciennes ainsi que l’évolution des arts. Il est directeur du Laboratoire d’archéologie moléculaire et structurale (Sorbonne Université), unité qu’il a fondée en 2012 après avoir dirigé l’unité CNRS du Centre de recherche et de restauration des musées de France. Il est l’auteur d’environ 300 articles et a reçu plusieurs distinctions, dont le Prix franco-américain Franklin-Lavoisier et la médaille d’argent du CNRS et le Grand Prix Le Bel de la Société française de Chimie.
 

Dispo en BU !

  • Sur la palette de l'artiste : la physico-chimie dans la création artistique [leçon inaugurale prononcée au Collège de France le jeudi 20 mars 2014] - Philippe Walter